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mercredi 18 juillet 2012

L'ABBE BRIDEL, SERVITEUR DE LA PROMOTION OUVRIERE






Une personnalité charismatique :
L'ABBE  LOUIS BRIDEL


 Cl.Archives municipales, Fougères.


                                    
        Les  personnes qui l’ont connu dans leur jeunesse se souviennent de sa stature impressionnante : il était au moral ce qu’il était au physique, un homme des cimes. L’abbé Louis Bridel (1880-1933) était originaire de Martigné-Ferchaud  où sa famille tenait un commerce en gros de beurre  et oeufs. Formé au séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux, il est en contact avec des personnalités très ouvertes sur la mission sociale  de l'Eglise et il participe aux cercles de réflexion du Sillon, crée par Marc Sangnier.

 AU SERVICE DE L'EDUCATION POPULAIRE
           
      Après de brillantes études en Théologie à Rome, un bref passage à Brielles et à Rennes, il arrive en 1909 à Fougères comme vicaire à Saint-Léonard ; il est chargé de l'Oeuvre de Saint-Joseph, service de patronage et d'éducation populaire, et de la société sportive "Le Drapeau ".

     Très vite, il oriente son ministère vers le monde ouvrier,choix atypique à l'époque mais en conformité avec l'encyclique Rerum Novarum (1891). L'abbé Trochu, l'un des "abbés démocrates", fondateur de "'Ouest-Eclair" (1899), vicaire à la paroisse Saint-Sulpice pendant un an,a commencé à ouvrir la voie . Avant la Première Guerre Mondiale, l'abbé Bridel préside à la fondation de  plusieurs syndicats chrétiens , en partie pour contrebalancer l'influence des syndicats marxistes ; ces syndicats forment l’Union Syndicale Catholique dont le siège  se situe dans l'ancien hôtel  de Marigny, rue Chateaubriand. Dès 1922, il quitte la paroisse Saint-Léonard où son apostolat soulève beaucoup d'hostilités et  se domicilie rue Pasteur pour mieux se consacrer aux oeuvres sociales; il en  est nommé officiellement l'aumônier en 1924.







       L'ancien Hôtel de Marigny est vite appelé à devenir le creuset de l'action sociale de l'abbé Bridel : sous sa tutelle, se mettent en place cercles de recherches, conférences, cours ménagers et formation  professionnelle, bibliothèque, bureau de secours mutuels... il est à la fois pôle syndical et éducatif et il accueille les militants de la J.O.C (Jeunesse Ouvrière Catholique).



       En 1919, à peine démobilisé, il organise l’Etoile Fougeraise, coopérative de consommation destinée à pourvoir aux achats de première nécessité. Partie avec 120 sociétaires, elle connaît un essor rapide et s' implante solidement à Fougères où elle dessert bientôt cinq dépôts.




Carnet de sociétaire  où sont rappelés les statuts et les principes
 de la coopérative. (Archives privées)







 LA CREATION DES COOPERATIVES OUVRIERES

 Désormais, l'abbé Bridel va privilégier le modèle coopératif  qui, à ses yeux, a le mérite d'associer les employés à la gestion de l'entreprise. Cette structure  existe déjà  à Fougères dans l'usine de chaussures "Chez Nous", rue de Rennes (1908) : elle a été inspirée par l'abbé Chesnais, alors vicaire à Saint-Sulpice, proche du Sillon . L'abbé Bridel va amplifier  les créations de ce type.

Au prix de multiples difficultés, il  décide  en 1921 de fonder la coopérative de  La Cristallerie pour venir en aide aux 120 grévistes de la verrerie de Laignelet licenciés par leur directeur Henry Chupin, expulsés de leur demeure, les employés étant logés par le patron sur le site de l'entreprise. Pari audacieux mais  comment  laisser sans logement ni ressources ces verriers  coupables d'avoir suivi les revendications salariales exprimées par Jean-Marie Chaperon, secrétaire du nouveau syndicat chrétien inspiré par  l'abbé Bridel ? Il multiplie les démarches  pour trouver un site d'implantation et des fonds. Sur un terrain et quelques hangars à fourrage qu’il loue à l’Armée, il fait bâtir un four et aménager des dépendances avec les dons et souscriptions des  ouvriers et des Fougerais sympathisants. 
 En juillet 1921, le Bureau de l'Assemblée Générale élit Louis Bridel président de la Cristallerie et Gaston Jeantroux, ancien verrier, devient directeur technique.
 Ce  premier octobre 1921, on souffle les premiers verres, la grève  de Laignelet a commencé le 3 janvier...  173 verriers ont suivi.
  Pour retrouver une clientèle, deux commerciaux sont recrutés ; l'abbé Bridel participe lui-même à la prospection commerciale et, pour répondre au besoin de main d'oeuvre, il fait appel aux jeunes du Morbihan formés sur place.
En 1922, il adjoint à la Cristallerie un restaurant coopératif, le Foyer familial. 


  LA  RECONNAISSANCE DES DROITS SOCIAUX


    Après un départ difficile, l’entreprise, organisée en coopérative, décolle et réussit à  trouver un équilibre financier. Suivant le  système coopératif, les ouvriers participent aux bénéfices. La Cristallerie est à la pointe du progrès social et ses avancées  supportent aisément la comparaison avec  les  conquêtes des syndicats laïques. Elle  accorde une prime à la naissance et un congé-maternité, une allocation familiale à partir du troisième enfant (1924) et met progressivement en place une  mutuelle-maladie (1926) en complément des assurances sociales puis un système de retraite. 
Le temps de travail  est réduit à huit heures trente puis huit heures et elle octroie  six jours de congés payés dès 1928, bientôt suivis de six autres.

 Sous sa forme "coopérative", la Cristallerie s'installe dans le paysage industriel fougerais jusqu'en 1977. Elle  passe plusieurs caps périlleux qui exigent autant de remises en cause : la crise de 1929, la réduction des salaires pour sauver la compétitivité en 1934, la concurrence des verreries mécanisées, la disparition de ses fondateurs,l'abbé Bridel (1933) et Gaston Jeantroux ( nov.1944), les  jours de chômage forcé pendant la  Seconde Guerre, la  destruction partielle de son infrastructure en juin 1944.
.




 Pour loger les familles des verriers et permettre l'accession à la propriété, il crée « le Foyer fougerais », coopérative du bâtiment  : une centaine de maisons sortent de terre autour de la Cristallerie : la cité Jean Allain, celles de la Madeleine et de Mare Bouillon lui doivent leur existence.





Pavillons jumelés,Cité Jean ALLAIN,premiers logements sociaux édifiés
par le Foyer Fougerais en 1922.
Cl. Archives municipales, Fougères.





En 1924, une entreprise de menuiserie en difficulté est transformée en coopérative : « Le Genêt d’Or ».Les employés élaborent eux-mêmes  les statuts de leur  société, tandis que l'abbé Bridel  organise son financement. Quatre ans plus tard, une nouvelle coopérative de production de chaussures prend son élan : l’Abeille avec, à sa tête, Joseph Chemin.

 Au cours de l’année 1929, l’Abbé Bridel fonde la « Banque coopérative industrielle et Agricole » pour affranchir les coopératives à l’égard des organismes de crédit, initiative qui lui vaut beaucoup d'inimitiés. Sa dernière création sera celle de « la Mésangère »,société qui avait en charge l’organisation des colonies de vacances.
 En octobre 1933, son  état de santé l'oblige  à   cesser ses activités  et nécessite  bientôt une hospitalisation : le  mal l'emporte le19 décembre 1933. La presse régionale et nationale salue son  engagement  et son rayonnement .
  Statue de l'abbé Bridel, place Lariboisière, oeuvre de Nitsch (1938),
offerte par les verriers de Fougères.
Elle s'élève sur l'emplacement de la Banque Coopérative fondée par l'abbé Bridel.
 Pendant des décennies, le Premier Mai, la CFDT déposait une gerbe à ses pieds
en marque de reconnaissance. Depuis 2006, la tradition est rétablie.





      Telles sont les réalisations les plus audacieuses de cet ardent défenseur de la justice sociale, souvent controversé. Son œuvre souterraine a des arborescences insoupçonnées : la germination de la conscience ouvrière catholique, le souci d’une harmonie entre le progrès économique et le progrès social, la responsabilisation de chacun à l’intérieur du mouvement coopératif. Associé par son action populaire au rayonnement industriel de Fougères dans la première moitié du XXè siècle, il  dépasse  de loin les limites de l'époque et de l'espace fougerais, pour avoir fait entendre très haut le message social de l'Evangile et  fait reconnaître la dignité et les droits de chacun.
    L'Histoire garde de lui l'image d'un apôtre, d'un semeur de justice et d'un précurseur.


















Crucifix de l'abbé Bridel,  autrefois dans son bureau de la Cristallerie:
 déposé aux Archives municipales de Fougères.(Cl. Archives)






 Chapiteaux de l'église  Notre-Dame de Bonabry,
(Cl. Archives municipales, Fougères.)
Sur ces chapiteaux réalisés en 1962, Eugène Aulnette, artiste du Sel-de-Bretagne, a sculpté dans le calcaire quelques pages de l’histoire artisanale et industrielle de Fougères. Le premier laisse apparaître à l’arrière-plan la cheminée de la cristallerie fondée en 1921 par l’Abbé Bridel ; lui-même est représenté sur la droite, en compagnie de  Gaston Jeantroux, directeur de l’usine de 1921 à 1944. Au premier plan, sont disposés les flacons de verre qui ont contribué à la renommée de l’entreprise. Une frise de chaussures ceinture le chapiteau pour rappeler l’activité chaussonnière de Fougères.

Sur le second, le pape Léon XIII déroule devant les ouvriers de la chaussure et des verreries le parchemin de l’Encyclique Rerum Novarum promulguée en mai 1891 sur l’Eglise et  la présence au monde ouvrier : hostile au principe de la "lutte des  classes", elle prônait le dialogue social et le respect mutuel  entre patrons et ouvriers et  approuvait la revendication d'un juste salaire ainsi que l'accès à la propriété. Ses idées ont profondément marqué  l'action de l'Abbé Bridel.
 
                                                                               Jean-Paul Gallais
 
Documentation
- Crublet A.L'abbé Bridel, Bloud et Gay,1934 , (témoignage d'un confrère et ami de Louis Bridel.)
 -  Heudré  Bernard, L'oeuvre d'un initiateur,l'abbé Bridel, revue Le Pays de Fougères,n° spécial , juin 1976 et d'autres nombreux numéros 10,89,112,127,144...
-Ar Men, n°8, 1987 La Cristallerie de Haute Bretagne,p.2à21.
-Hamard Jacky,Essai sur l'histoire d'un prêtre-ouvrier: l'abbé Bridel DEA. d' Histoire, Rennes.
- Film documentaire d'Alain Gallet sur les"abbés démocrates": Des poissons rouges dans le bénitier,2002.
- Chopin Eric, nombreux articles, Ouest-France, de septembre 2004 à mars 2007, 23 mai 2009 : Mémoire de l'abbé Bridel...
-Madelain Denis,La Cristallerie fougeraise, coopérative ouvrière de production,1921-1976. Maîtrise d'Histoire, Paris IV.
- Guillaume Hélène, La Cristallerie fougeraise face à l'Histoire, 1921-2005 Mémoire de Master II, 2007: plusieurs pages sur l'abbé Bridel et  sur le contexte socio-culturel.

























vendredi 16 mars 2012

Personnages d'Histoire:L'abbé HENRI MANCEL


L’Abbé Henri MANCEL, pionnier
du syndicalisme agricole.


Eglise de Monthault,XV-XIXè. 


             Un film documentaire diffusé sur France 3 en 2002, intitulé « Des poissons rouges dans le bénitier » évoque l’histoire de trois abbés démocrates qui marquèrent de leur empreinte la ville, le pays de Fougères et bien au-delà. Il s’agit de Félix Trochu co-fondateur du journal « L’Ouest-Eclair » avec Emmanuel Desgrées du Lou ; de Henri Mancel et de Louis Bridel. L’auteur de ce documentaire aurait pu aussi ajouter l’abbé Auguste Chesnais ou encore, à Vitré, l’abbé Crublet. S’attirant les foudres de leur hiérarchie et l’inimitié des notables, créant syndicats, coopératives, caisses de crédit mutuel, journaux voire même des banques, ces curés républicains dérangent, mais ils  deviennent ,malgré les énormes difficultés qu’ils ont dû affronter, des précurseurs dont la Bretagne porte encore la trace aujourd’hui.






L’abbé Henri Mancel est né à Bain-de-Bretagne le 12 octobre1878; ses parents exercent la profession de marchands de tissus. Dès 1910, il est membre du mouvement Le Sillon créé par Marc Sangnier. Ce mouvement social apparaissait révolutionnaire à beaucoup  alors qu’il était en conformité avec l’encyclique du pape Léon XIII « Rerum Novarum » qui voulait dire « Du progrès  », publiée en 1891 et qui marqua, non sans beaucoup de difficultés, le début de la doctrine sociale de l’Eglise. Rendre sa dignité aux plus pauvres, notamment à la classe ouvrière, n’était pas dans l’ordre des choses jusque là. Un grand malentendu s’installa parfois entre la hiérarchie catholique et les prêtres démocrates qui travaillaient à ce rétablissement bien légitime. Le clergé, en général, était resté conservateur. Les « curés rouges », comme on disait parfois, faisaient désordre et leur position n’était guère enviable. Pourtant, certains, comme ceux que nous avons nommés, tenaient bon contre vents et marées.




L’abbé Mancel est de ceux-là. Ordonné en 1902, dans un climat politique difficile pour l’Eglise catholique qui préfigure les lois sur l’enseignement laïc et la Séparation des Eglises et de l’Etat, Henri Mancel attire très tôt l’attention des autorités diocésaines qui n’appréciaient guère ce courant de pensée. Leur réponse s’exprime par la tactique habituelle : le prêtre un peu trop libre d’esprit est exilé à l’une des extrémités du diocèse, dans une paroisse exiguë si possible. Son champ d’action s’en trouve réduit d’autant . Après son ordination en 1902, l’abbé Mancel, licencié en théologie, est nommé vicaire à Bourg-des-Comptes en 1903, puis à Lalleu en 1906, à Monthault en 1912 et enfin à Gévezé.



Monthault vers 1910.


Comme Mancel déclare haut et fort qu’il est républicain et affiche ouvertement ses convictions, il est « exilé » à Monthault, petite paroisse un peu oubliée aux confins de la Normandie et de la Bretagne, où il  est nommé  vicaire en août 1912. Cette mise à l’écart ne calme pas ses ardeurs, au grand dam du clergé de Monthault et des environs resté quelque peu nostalgique de la monarchie. Aussi lorsqu’il fit jouer la Marseillaise au cours d’une messe et fait applaudir l’apposition d’une plaque commémorative de la Première République, le scandale est à son comble chez les conservateurs qui ne manquent pas d’en informer l’archevêque, ce qui n’arrange guère sa situation auprès des autorités religieuses. Mobilisé en 1914, l’abbé Mancel doit quitter Monthault pour rejoindre le front, ce qui calme un peu les esprits, pour un temps du moins. Après la Guerre, en 1919, il revient à Monthault et reprend son combat en faveur des petits paysans. La sanction tombe aussitôt : il est exilé vers une autre extrémité du diocèse, Gévezé. Mais cette fois, Mancel refuse et préfère se retirer à Bain-de-Bretagne où il vit comme prêtre libre. Dès 1920,  il est démis de tout ministère paroissial par l’épiscopat et, le curé de Bain lui refusant l’entrée de son église, l’abbé Mancel célébre sa messe dans un oratoire qu’il s’est aménagé chez lui.





Très tôt, il s’est intéressé aux problèmes du monde agricole et a été sensibilisé à l’asservissement des exploitants agricoles par les grands propriétaires terriens, notamment par la noblesse locale. Fort de cette doctrine sociale, l’abbé Mancel incita donc les fermiers à s’organiser en syndicat. Ce sera l’origine du « Syndicat des Cultivateurs-cultivants » créé par réaction au « Syndicat des Lices », dominé par des propriétaires terriens de sensibilité nationaliste, corporatiste et antisémite. Son syndicat est exclusivement composé de petits fermiers qui exploitent eux-mêmes leurs terres et qui exercent la profession agricole. Huit ans après sa création, la fédération syndicale qui est devenue « La Ligue des Paysans de l’Ouest » compte 200 syndicats en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-d’Armor et quelque 15.000 adhérents.  Elle est en position dominante aux élections des Chambres d'Agriculture  dans l'arrondissement de  Rennes.



         Les syndicats de Mancel  contribuent à une évolution profonde des mentalités et à l'éclatement de la société rurale: ils s'attirent de nombreux adversaires.Après une intervention infructueuse du marquis de Vogué à Rome, le cardinal Charost se lance dans le combat contre l’œuvre de Mancel. Il fait appeler un autre prêtre, l’abbé Brassier, pour engager la contre-offensive et rallier dividuellement les syndicats de cultvateurs-cultivants. Envers et contre tout, Henri Mancel et ses collaborateurs maintiennent leurs positions, jusqu’à ce que le prêtre se heurte à des oppositions au sein de son propre mouvement menées, semble-t-il, contre lui à la suite d’interventions épiscopales. En décembre 1930, l’abbé Mancel est définitivement écarté après un retournement de majorité au sein du conseil supérieur d’administration du syndicat


          Ainsi contesté, soulevant l’opposition de la noblesse et des grands propriétaires, l’abbé Mancel, dépité et amer, va s’éclipser de la scène syndicale  Malgré la profonde souffrance ressentie par tant d’incompréhension, il ne reviendra jamais sur ses positions et défendra jusqu’à la fin de sa vie « le droit du paysan à vivre de la terre qu’il travaille ». Retiré à Bain-de-Bretagne, sa commune natale, il y meurt le 30 janvier 1954.


Avec les « abbés démocrates », Henri Mancel est à l’origine d’un mouvement social profondément réformateur. Son mouvement  marque une étape importante de l’histoire du catholicisme social. Il a été longtemps une référence comme figure pionnière de l’action menée plus tard par les militants de la Jeunesse Agricole Chrétienne (J.A.C.) qui s'est implantée en  Ille-et-Vilaine à partir de 1929. La J.A.C. ne se donnait-elle pas pour objectif de participer à l’émancipation des jeunes agriculteurs, de les sortir de leur isolement et de défendre l’exploitation familiale ?


  Texte et photos: Marcel Hodebert.
              Page connexe: Bernard Heudré,Fougères, le Pays et les Hommes, 1980.


           
        Sur l'action de l'abbé Louis Bridel au service des oeuvres sociales:

                         Page  de juillet  2012 sur ce site.