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vendredi 12 septembre 2014

LES SEIGNEURS de FOUGERES II: Main II de Fougères


Les seigneurs de Fougères (2e partie) :


Main II de Fougères



Main II reste le premier membre du lignage à porter le nom de « Fougères » dans des actes contemporains. Ceci indique que le site était devenu le lieu de résidence de la famille. Avec lui, la documentation est plus importante, on parvient à le cerner, lui, sa famille et sa politique.




« Main de Fougères »

Main II apparaît au cours des années 1020-1030, les difficultés à dater les actes avec plus de rigueur empêchent d’être plus précis. Le document le plus ancien le concernant remonte aux années 1008-1030, il doit avoir succédé à son père depuis peu de temps puisqu’il apparaît au sein de la liste de témoins comme étant le « fils d’Alfred ». Comme son père, Main figure en bonne place dans les actes ducaux.

Entre 1015 et 1022, il apparaît dans un acte du duc breton, Alain III, avec la dénomination suivante : « Main de Fougères », mais cet acte est un faux rédigé ultérieurement. Il faut attendre les années 1040-1047 pour avoir la certitude que Fougères est bien occupée par ce lignage.




L'église de Saint-Sauveur-des-Landes.





Ainsi, au cours de cette décennie, Main II, qui prit le nom « de Fougères », confirma le don de son grand-père à Marmoutier de l’église de Louvigné-du-Désert ainsi que de divers biens et revenus (bourg, cimetière, droits...). Il ne se contenta pas de confirmer les dons, mais il les augmenta. Main II réactiva le lien avec l’abbaye et fit en sorte que la localité ne périclite pas alors que Fougères se développait. Un second texte des années 1040-1047 évoque Fougères. Main II donna à Marmoutier l’église de Saint-Sauveur-des-Landes, il permit aux moines d’établir un prieuré et leur offrit trois maisons, une située en Louvigné-du-Désert, une autre en Bazouges-la-Pérouse et la dernière localisée « dans le castrum de Fougères », qui ne correspond pas au château, sens premier de castrum, mais à l’agglomération se développant alors à l’ombre du site fortifié. Cet acte fixe aussi les limites de la seigneurie fougeraise. Main II eut un rapport particulier avec le prieuré de Saint-Sauveur puisqu’il y fut inhumé.



Un seigneur entre Bretagne et Normandie


Si d’aucuns ont vu en Main un seigneur breton, que l’on orthographiait bien souvent Méen, les actes conservés nous montrent une autre politique de la part du seigneur fougerais.

On le voit surtout actif dans la région de Saint-Sauveur-des-Landes où l’abbaye de Marmoutier peine à s’installer rencontrant l’hostilité de l’élite locale au cours des années 1040. L’église était divisée en parts, comme cela était fréquent, quatre en l’occurrence. Il s’agit de droits tenus en fief reçus par les pères de quatre hommes. Ils devaient les avoir reçus de Main II, ou de son père, en échange de la protection de ce dernier. Ils s’estimaient ainsi dépouillés d’une partie de leurs revenus, mais aussi éloignés du sacré, rappelons que l’église venait d’être cédée aux moines de Marmoutier, or les religieux priaient pour les vivants et les morts, leur assurant ainsi leur salut. Revendiquer une partie de l’église pouvait revenir à briguer une partie des prières. Ainsi, le lignage Pinel posa plusieurs problèmes, non seulement à propos de Saint-Sauveur-des-Landes, mais aussi de Romagné. Le seigneur de Fougères dut donner de fortes sommes d’argent, des chevaux, un équipement de chevalier... La famille Pinel n’hésita pas à entrer en conflit avec le seigneur de Fougères, mais aussi le duc de Bretagne et l’abbaye de Marmoutier, probablement la plus prestigieuse de l’Ouest. Parmi les membres du lignage, l’un des plus importants, Kinouuaret, était vicarius, c’est-à-dire représentant local de l’autorité publique, du moins était-ce son titre, les réalités de la fonction devaient être différentes. Il avait dû capter une partie des prérogatives publiques à son profit et celle de son lignage. Sa famille était donc solidement implantée localement et l’installation de moines et donc d’une seigneurie monastique éveilla sa méfiance.




           La présence de Main II en Haute-Bretagne dans les actes écrits conservés.


Quand on observe les actes dans lesquels Main apparaît, on perçoit l’étendue de la seigneurie de Fougères, même s’il est impossible d’en dresser une carte avec des limites précises. On note que son pouvoir rayonnait à partir de centres (Louvigné-du-Désert, Bazouges-la-Pérouse, Saint-Sauveur-des-Landes et surtout le château de Fougères) et que son autorité s’étendait jusqu’à Vieux-Vy, Chauvigné et Sougéal. La mention de cette dernière localité permet d’aborder une évolution dans la politique de notre seigneur.

En effet, loin d’être un rempart breton comme les princes voisins, Main II a joué sa propre partition. C’est très certainement avec lui que le lignage de Fougères connut le début d’une autonomie relative importante, pas une indépendance. Ainsi passé le milieu du XIe siècle, Main fréquenta la cour du duc de Normandie, Guillaume. À deux reprises, il y figure comme témoin d’actes et dans un troisième texte, il confia l’église de Savigny-le-Vieux à Marmoutier. Or, il est bien noté dans ce document que Savigny relevait des terres contrôlées par le duc de Normandie. Il y a donc eu un rapprochement entre les deux hommes. Les actes ne sont pas assez explicites sur les motivations et il peut y avoir plusieurs hypothèses. Guillaume de Normandie a-t-il restitué des biens anciens qui appartenaient à la famille de Fougères avant sa prise de contrôle du Cotentin afin de se concilier un vassal ? Main n’aurait-il pas anticipé la menace normande car en ce milieu de XIe siècle, Guillaume se montre expansionniste et a des visées sur le nord-est du Rennais ? Habilement, les deux hommes auraient trouvé un terrain d’entente satisfaisant les deux parties. Main augmentait ses possessions foncières et seigneuriales et Guillaume s’assurait la fidélité d’un homme dont le lignage contrôlait un accès de la Bretagne. L’histoire des XIIe-XIIIe siècles, bien avant celle du XVe siècle, allait montrer que la situation frontalière de Fougères était stratégique pour les Bretons, mais tout autant pour les ducs normands devenus rois d’Angleterre.

Car par la suite, on ignore la politique suivie par Main II. Lors de la célèbre expédition de Guillaume en 1064 dans le nord de la Bretagne, brodée sur la Tapisserie de Bayeux, le seigneur fougerais et sa place forte sont absents. A-t-il participé à la conquête de l’Angleterre et au combat d’Hastings en 1066 ? Toute une tradition le prétend, mais sans certitude car la documentation est très lacunaire pour cette période (années 1060) au cours de laquelle Main II mourut.



Un lignage solidement implanté


Avec Main II le lignage de Fougères est solidement installé dans le nord-est du Rennais, à Fougères. La reconstitution de sa famille l’illustre. Main a épousé Adélaïde dont l’origine a longtemps posé problème. Elle fut parfois présentée comme la fille d’un seigneur normande, Giffard de Bolbec de Longueville ou Girois, seigneur du pays d’Ouche, parfois comme la fille d’un seigneur du Châtellier. Cette dernière hypothèse est la moins probable, Main II, personnage important, devait épouser une femme d’un niveau si ce n’est également au sien, sinon supérieur. Or, les récentes recherches de Florian Mazel permettent d’envisager une autre hypothèse à partir notamment des prénoms. Le choix d’un prénom n’était pas neutre au Moyen Âge, même durant ce XIe siècle qui prolonge en la matière certaines coutumes héritées du haut Moyen Âge. Un prénom définit la place d’un individu dans la famille mais plus encore dans la société. Dès lors, en observant les noms des personnes, on peut retrouver certains liens tus par les sources écrites car évidents pour les contemporains. Ainsi, Adélaïde portait un prénom en usage dans la famille comtale bretonne, deux des enfants du couple, Eudes et Juhel, portaient des prénoms comtaux. Dès lors, Adélaïde serait une fille du comte Eudes ; par son mariage, Main s’est hissé dans l’aristocratie régionale.







Main II eut au moins quatre enfants, donnée importante pour la perpétuation du lignage mais aussi ses alliances politiques, par le biais du mariage des filles. Eudes était l’aîné de la fratrie, cité plusieurs fois au cours de la décennie 1040, il mourut jeune, probablement avant 1047. Juhel, le cadet, devint donc l’héritier, on le voit poser son seing sur un document normand ; ce fut effectivement lui qui succéda à Main II. Ce dernier eut un troisième fils, Raoul, qui devint lui aussi seigneur. Le couple n’aurait eu qu’une fille, mais sur ce point, il convient d’être prudent, les sources les évoquent peu, d’autant plus qu’en se mariant elles quittent tôt la maisonnée. Godehilde, semble-t-il la seule fille, fut mariée à Jean Ier de Dol, membre d’un lignage très important en Bretagne qui a donné naissance aux seigneuries de Combourg et Dinan et contrôlait le siège (archi-)épiscopal de Dol.





 Généalogie de Main II

Conclusion

Avec Main II on devine ce que pouvait être une famille de l’aristocratie moyenne dans l’Ouest de la France. Les relations tissées par le lignage s’étendent aux régions voisines, particulièrement la Normandie, mais aussi les Pays de la Loire, par le biais de l’abbaye de Marmoutier. Le mariage apparaît comme un moyen de nouer de relations avec des familles d’un rang supérieur, signe d’une ascension. L’espoir du lignage repose aussi et peut-être même surtout sur l’épouse qui doit mettre au monde un garçon, voire plusieurs. Eudes disparaît tôt ; Juhel et Raoul furent les garanties de la survie de la Maison de Fougères. Main II fut donc le premier seigneur à porter le titre de « seigneur de Fougères », il est parvenu à enraciner sa famille à partir du château.




                                                       Julien Bachelier




Bibliographie

Christian Le Bouteiller, Notes sur l’histoire de la ville et du pays de Fougères, Bruxelles, éd. Cultures et civilisations, 1912-1914 (rééd. 1976), 4 vol., ici t. 2.

Florian Mazel, « Seigneurs, moines et chanoines : pouvoir local et enjeux ecclésiaux à Fougères à l’époque grégorienne », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 2006, t. 113-3, p. 105-135.

dimanche 11 mars 2012

ABBAYE de SAVIGNY III: l'essor

  ABBAYE  de  SAVIGNY : essor et décadence.








   L'ESSOR

           Dans la forêt de plus de 300 hectares concédée par le comte de Fougères Raoul Ier en 1112, la communauté  réunie autour de Vital s' établit de façon assez sommaire près du ruisseau du Moulin du Pré "sur les ruines de l'ancien château des seigneurs de Fougères" écrit Dom Auvry ; peu à peu, les  dépendances s'élèvent et  la première église en bois, commencée par saint Vital, achevée par son successeur saint Geoffroy, est dédicacée en 1124 et dédiée à la Sainte Trinité. A cette fête assistent les évêques d'Avranches et des diocèses voisins, les seigneurs des environs venus reconnaître la nouvelle abbaye et offrir leurs libéralités ; le fils de Raoul Ier, Henri, baron Fougères, qui d'ailleurs  se fera moine à Savigny,  se distingue par  sa générosité, suivant en cela l'exemple de son père.
         
         Geoffroy, abbé de 1122 à 1139, organise la vie claustrale et institue le premier chapitre. La communauté compte alors plus de cent moines et elle essaime surtout en Normandie et en Angleterre. Au milieu du XIIè siècle, l'abbaye de Savigny rayonne sur trente-deux abbayes-filles au nombre desquelles figurent : l'abbaye Blanche de Mortain ( 1112),  celles de Vaux-de Cernay (1118), d'Aunay-sur-Odon et de Villers-Canivet (1127) près de Caen, de Barbery près de Thury-Harcourt, de Beaubec, de Foucarmont, de Breuil-Benoist, de Lannoy en Haute-Normandie, de Soligny-la-Trappe (1122) et de Saint-André-de-Gouffern dans le Perche : elles atteignent le Nord avec Longvilliers, l'Anjou et la Bretagne où sont implantées les communautés de Chaloché (1129), de La Boissière (1131) près d'Angers, de La Vieuville (1137) près de  Dol-de-Bretagne.


Extensions de l'abbaye de Savigny au milieu du XIIè siècle.
Savigny-le- Vieux, Terroirs 2000.




      LA FUSION AVEC CITEAUX



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 manuscrit  de Dom Auvry,
 médiathèque de Fougères ( ms VII)
              A ce stade de son évolution, l'abbaye de Savigny compte treize monastères en Angleterre et un à Dublin : leur nombre croît régulièrement . Cette extension considérable commence à poser problème : certaines abbayes anglaises  souhaitent s'affranchir de la tutelle de l'abbaye-mère de Savigny, principalement celle de Furness qui a déjà essaimé sur plusieurs sites. Pour éviter toute sécession, après avoir pris conseil près de saint Bernard, Serlon, quatrième abbé de la Congrégation, choisit de réunir la famille de Savigny à celle de Cîteaux dont elle se sent très proche ; la fusion se fait en 1147 avec l'accord du Pape Eugène III. Savigny devient la cinquième  filiale de l'ordre cistercien.


              LA CONSTRUCTION DE L'ABBATIALE


           Dans la seconde moitié du XIIè siècle, on édifie en pierre la crypte Sainte-Catherine : elle  aurait abrité temporairement  les tombeaux de saint Vital et des premiers abbés, d'Adeline, première abbesse de l' Abbaye Blanche de Mortain et les gisants des premiers fondateurs.  A partir de cette époque, les moines entreprennent de construire en pierre l'ensemble monastique. En 1173, l'abbé Josselin décide d'élever une nouvelle abbatiale inspirée de celle de Clairvaux, vaste chantier coûteux qui s'étale sur vingt-sept ans malgré le grand nombre des chartes de donation et les encouragements du Pape en 1184.  Elle mesurait 82 m. en longueur  et présentait 50 mètres en largeur dans le transept,  et 26 mètres 60 dans la nef , ce qui faisait d'elle l' un des sanctuaires les plus imposants de l'Ouest .  Les neuf chapelles de l'abside s'ouvraient sur le choeur.  L'abbatiale a été amplement décrite  par l'historien Hippolyte Sauvage dans son ouvrage "Saint Vital et l'abbaye de Savigny" pages 63 à 67, accessibles sur ce lien de la BNF :


                                                          http://gallica.bnf.fr

       L'abbatiale aurait été achevée en l'an 1200 et consacrée en 1220 ; la vénération des saints fondateurs s'amplifiant, on transfère en 1243 les reliques de saint  Vital et des saints de Savigny  de la crypte Sainte-Catherine dans la nouvelle abbatiale. Cette fête de la Translation attire une foule considérable - les Chroniques  l'estiment à 100000 personnes, chiffre impressionnant et magique comme dans les contes... Les tombeaux des saints Vital, Pierre d'Avranches, Hamon, Guillaume Niobé, Geoffroy sont disposés  autour du choeur. Les bienfaiteurs  continuent de combler l'abbaye de  terres,  de fermes et métairies, dîmes, vignes, moulins... Le catalogue des Chartes mancelles de l'abbaye de Savigny  des Archives Nationales (M.C. Guilbaud)  consultable sur le lien  indiqué en fin d'article est éloquent sur la nature et le nombre des dons.

Maquette réalisée par L. Saint-Pois, exposée sur le site.

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 Détail: le cloître.
                           


            Vers la fin du XIII ème siècle, l'abbaye connaît une belle prospérité ; elle compte environ 300 moines et les bâtiments conventuels sont à la mesure de son rayonnement. Le cloître  présente des  arcades sobrement ornées soutenues par 124 colonnettes  assemblées par couple et la cour est agrémentée d'un  bassin au centre duquel s'élève  une colonne - un obélisque, dit-on à Savigny,_-surmontée d'une croix. Plusieurs tombeaux  ou gisants de seigneurs bienfaiteurs et d'abbés  sont  déposés à l'ombre du cloître, comme dans l'abbatiale. Ce cloître communique avec le réfectoire  par la porte romane Saint-Louis ainsi nommée en souvenir du passage du roi Louis IX à son retour de pélerinage au Mont-Saint-Michel en 1256 ; elle seule est demeurée sur place et devenue le symbole de  la grandeur  passée ; le réfectoire qui  date du début  du XIIIè est  alors composé de deux salles superposées, voûtées sur  piliers dont certains ont peut-être  été réutilisés dans l'église de Fougerolles -du- Plessis.



Portail de communication entre l'abbatiale  et le cloître, XVè. Demeure privée.
 Les quatre niches décorées chacune de colonnettes  et d'un arc en accolade abritaient
 les saints de Savigny : Vital, Geoffroy, Pierre d'Avranches et Hamon, selon H. Sauvage.
 L'arc supérieur en chaînette est  coiffé d'une croix posée sur une fleur de lys.
 La porte très ouvragée  s'insère dans un bel arc surbaissé:

Décoration composée de motifs géométriques et végétaux et de six apôtres portant
 leurs symboles ou  les instruments de leur supplice ;
 au centre , sainte Barbe, près de sa tour,XVè siècle.


       Au fil des années, on agrandit , on reconstruit et on embellit au moins jusqu'au XVè siècle.  Depuis la fondation, le domaine  foncier de l'abbaye n'a cessé de s'accroître à la faveur  des dons et l'esprit de  pauvreté  cistercienne - Cîteaux  avait été fondée en réaction contre Cluny par volonté de retrouver l'austérité monacale -  semble s'être éloigné.  Peu à peu, la communauté  perd des effectifs.  Les soubresauts de l'Histoire vont hâter son déclin. 

Dépendances de l'abbaye, sur le coteau sud : chapelle du Désert
près de la léproserie, XVè. Propriété Prévoyante Savinienne.


         Ancienne léproserie du Désert , édifiée à la fin du XIIIè, remaniée au XVè
 On y a  découvert des fresques du XVè, aujourd'hui protégées  mais non
 accessibles. Demeure privée, propriété de la Communauté de communes
 de Saint-Hilaire-du-Harcouët. 


   Chartes Mancelles:
                   -   site:   ww.persee.fr/web/revues/home/prescript

                   -    Pichot Daniel, Les cartulaires manceaux de l'abbaye de Savigny...
                           Revue de l'Avranchin et du pays de Granville, tome 53, 1976.


      Documents  bibliographiques  complémentaires :


  -    Outre les ouvrages déjà cités et les articles parus dans le  Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Pays de Fougères ou la revue de l'Avranchin :

 - conférences  sur l'abbaye de Savigny à l'occasion du 900ème anniversaire le 28 janvier 2012 à Fougères.

- étude de Murielle Radigue sur l'abbaye de Savigny parue dans  Le Pays de Fougères nos 142, 145, 146.


                                                                                                                  
                              Texte  et photos :Jean-Paul Gallais.